Vous n’aimez pas ? Nous non plus…
Il arrive régulièrement que des documents de la bibliothèque soient victimes de vandalisme. L’imagination destructrice des vandales est sans limite.
Florilège en images de leurs dernières destructions :

Des centaines de pages ont été laborieusement découpées au cutter : un sabotage patient et déterminé

Les pages ont disparu, ne reste que la couverture.

Un paragraphe a été découpé avec soin dans une page
Vous n’aimez pas travailler sur des ouvrages abîmés, surlignés, déchirés, découpés ? Nous n’aimons pas non plus avoir à les remplacer : c’est une perte d’argent et de temps pour la bibliothèque et une attitude vraiment nulle vis-à-vis des autres lecteurs qui ont besoin d’ouvrages en état correct et surtout en version “intégrale”.
Alors soyez malins : respectez ces livres, vous en avez tous besoin et nous y gagnerons tous. Et si vous trouvez l’un de ces infortunés sur une étagère, confiez-le aux agents de l’étage ou apportez-le directement à Anne-Marie Magnard, bureau du 2e étage.
Tags: Vandales




19 mai 2009 à 17:33
Les gens qui déplacent ou cachent les bouquins avant les examens. C’est pénible également.
19 mai 2009 à 17:53
Vous avez raison, c’est un problème souvent associé au vandalisme dans les conversations de bibliothécaires sur le sujet.
C’est le revers du libre-accès : les livres sont à disposition immédiatement mais si tout le monde ne joue pas le jeu…
25 mai 2009 à 17:48
Bonjour,
Mais est-ce que cette attitude ne traduit pas aussi les manques de la bibliothèque: p.ex. le manque d’exemplaires, mais aussi la brièveté des délais de prêt. En clair: s’il y avait plus de livres à emprunter plus longtemps, je suis sûr que les dégradations seraient moins nombreuses. Il y a toujours des vandales, certes, mais cette attitude est surtout un révélateur….des contraintes trop nombreuses de la bibliothèque. Tout n’est pas en blanc et noir…
26 mai 2009 à 15:38
Nous sommes conscients du problème et nous nous efforçons de fournir davantage d’exemplaires des titres très demandés ; la durée des prêts (qui est quand même d’une semaine pour les livres en accès direct) est étudiée en fonction de cette demande importante, pour que les ouvrages puissent passer d’un lecteur à l’autre assez rapidement. Parce qu’il n’y aura jamais un exemplaire par lecteur : ni notre budget ni nos murs n’y suffiraient !
Vous avez raison, tout n’est pas blanc ou noir. Mais le vivre ensemble n’est-il pas avant tout une question de compromis et d’efforts partagés ?
En tout état de cause, ce n’est pas vandaliser un ouvrage déjà rare (ce qui est loin d’être toujours le cas : deux des ouvrages en photos sont d’accès facile et assez peu onéreux dans le commerce : des livres de poche) qui peut arranger les choses : le résultat, c’est qu’il n’y a plus d’ouvrage du tout à disposition.
Alors, le vandalisme comme cas de force majeure, expression désespérée d’une terrible disette de documents ? J’ai comme un doute.
7 juin 2009 à 12:26
Moi je trouve que rien ne justifie de vandaliser les bouquins, que ce soit en les découpant, en les surlignant (beaucoup de lecteurs sont ralentis par les pages raturées), ou en les cachant. C’est du pur égoïsme, pour lequel on se donne de vagues justifications, comme d’usage en France (du genre “les autres aiment quand c’est surligné” ou “la veille des exams il n’y a plus de livres libres”). Les solutions sont pourtant simples : photocopieuse, arrêter de s’y prendre la veille pour les exams, surligner mentalement…
Peut être un écriteau sur les portes ou sur les livres aiderait à culpabiliser ceux des vandales à qui il reste un peu de civisme?
A.L.
10 juin 2009 à 16:33
a tout cela on peut ajouter le fait de ne plus ramener les livres emprunter…..de les garder pendant des mois sans les utiliser alors que d’autre en ont besoin.pour vivre en socitéte il faut savoir faire preuve de savoir vivre et respecter les autres…
15 juin 2009 à 9:59
@ Lores :
Sans rire, on vous a vraiment dit que les livres surlignés, ça plaît ?!!
Effectivement, dans le genre justification fumeuse…
Ca plaît si peu que les utilisateurs successifs surlignent avec des couleurs différentes, histoire de ne pas se perdre dans les surlignages concurrents. Résultat : après trois ou quatre agités du stylo bille ou du feutre, le livre est inutilisable, que ce soit pour travailler ou pour le plaisir. Comme les majuscules dans les mails : les hurlements à lire ne sont pas plus agréables qu’à entendre.
Message personnel aux surligneurs : apprenez à prendre des notes sur papier ou travaillez sur e-books.
15 juin 2009 à 10:03
@ Anna
Si vous repérez au catalogue un document “en retard” ou emprunté jusqu’à une date très éloignée, vous pouvez en parler à un bibliothécaire.
Il n’y a pas de garantie qu’on puisse le récupérer plus vite (surtout les “en retard”, en général la procédure est déjà en cours, mais…). Par contre, on peut vous indiquer une autre bibliothèque où trouver le document en question.
17 juin 2009 à 14:27
C’est un problème également rencontré dans les bibliothèques anglo-saxonnes. Il faudrait relever les empreintes digitales, faire une énorme base de données des empreintes digitales des étudiants, et comparer.
Il est possible aussi de mettre des caméras de vidéo surveillance partout dans la bibliothèque.
Oups désolé, je viens juste de passer un an en Angleterre. Ignorez ce qui précède. Quid de l’absence de portillons désormais. Des gens peuvent venir étudier même s’ils n’ont pas de lien symbolique avec la bibliothèque. Cela ne risque-t-il pas d’augmenter le vandalisme ?
Qui sont les vandales ? Des petits cons avec trop d’argent qui n’ont pas conscience de la valeur des choses ? Des étudiants internationaux qui n’en ont rien à foutre de dézinguer les livres, ou pour qui annoter est culturel ? Ou l’étudiant lambda de SciencesPo ?
J’en ai aucune idée, mais ça serait franchement intéressant de mettre un sondage: vous avez dégradé ou caché un livre, quel est votre profil ?
17 juin 2009 à 15:21
Mais justement, Lecteur, que font-ils, en Angleterre ? La patrie de Harry Potter a-t-elle mis au point des livres qui hurlent “à l’assassin !” ou qui mordent le lecteur maltraitant ? (Désolée aussi).
Le profil-type du vandale reste un mystère, l’individu ne signe pas ses oeuvres.
Mais on a l’impression qu’il a évolué dans le temps. Les livres plus anciens de la bibliothèque étaient moins surlignés qu’annotés (corrections, commentaires, rectifications, insultes…). Le cas se présente encore, mais c’est plus rare aujourd’hui, semble-t-il.
Et de toute façon, dans les deux cas, c’est déconseillé. Si un livre vous agace ou vous passionne, ne le crayonnez pas : ouvrez un blog pour en discuter !
26 juillet 2009 à 16:56
J’ajouterais que la dégradation des livres (que ce soit un simple trait en dessous d’un mot ou une note dans la marge, une tâche d’encre et j’en passe) a un impact assez conséquent sur le travail des accompagnateurs des étudiants malvoyants de Sciences Po. Cela biaise la lisibilité des livres pour les accompagnateurs mais également pour le logiciel qui traite le livre en question. Cela rend plus difficile et plus long le travail de l’accompagnateur et rallonge l’accessibilité du livre à l’étudiant malvoyant. Je pense que c’est une information qui se doit d’être passée à tout étudiant de Sciences Po.
1 août 2009 à 1:46
Merci Pauline, pour cette information.
C’est un argument très intéressant à porter à la connaissance de ceux des vandales qu’il est possible de sensibiliser aux conséquences de leurs actes.
29 septembre 2009 à 17:37
@ Lecteur
Je ne peut que féliciter ton commentaire, particulièrement la partie sur les étrangers… Nous t’attendons avec un grand plaisir avec Jean-Marie… Tu es digne d’un étudiant de Sciences Po…
Un “étranger” qui était capable de passer 5 années à ScPo, sans avoir utilisé aucun livre comme papier toilettes, pourtant cela va de soit dans mon pays natal… Alors un grand bravo pour toi.