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Une force d’analyse des mondialisations

Les chercheurs des établissements du PRES “Sorbonne Paris Cité” représentent, dans le domaine des sciences sociales et des humanités, une équipe sans équivalent en France sur les « Global Studies », en mesure de proposer une analyse deseffets de la globalisation à l’échelle de quatre continents : Europe, Asie, Afrique et Amérique.
Elle réunit un large spectre de disciplines  : anthropologie, démographie, droit,  études littéraires, histoire, géographie,  linguistique, science politique et sociologie.

Comme en témoignent ses productions, présentées sur ce blog, cette équipe a la capacité de constituer un Institut parisien de la mondialisation de référence en France pour les académiques et les non académiques qui ont besoin de se saisir des effets complexes de la mondialisation sur les sociétés, la politique et la culture.

Lier le « global » au « local » est un choix explicite destiné à échapper au piège de la séparation artificielle entre les travaux sur les études globales d’une part, ceux sur les aires culturelles d’autre part. La globalisation ne peut pas se résumer à une opposition binaire entre des processus globaux conduisant à l’homogénéité et des diversités locales. Les chercheurs doivent le montrer à l’avenir en utilisant trois échelles :

  1. Une échelle spatiale permettant la comparaison entre les quatre continents ;
  2. Une échelle temporelle qui situe les processus observés dans le temps, afin de comprendre les généalogies mais aussi les moments qui s’imposent plus que d’autres
  3. Une échelle sociologique qui vise à comparer une diversité d’acteurs : individus, familles, communautés, groupes sociaux, Etats.

Cette équipe entend  stimuler l’enseignement et la formation au niveau gradué et post-gradué, tout en étant active dans le domaine de la formation continue.Les partenaires  travaillent notamment :

  • à l’organisation d’écoles d’été, de programmes doctoraux sur les études globales, et de bourses postdoctorales; en coopération avec des partenaires étrangers
  • à la création de séminaires conjoints;
  • à la création d’un Master en études globales et en management interculturel ;
  • aux transferts de connaissance à travers le développement de programmes de formation continue.

L’équipe souhaite également assumer un rôle sociétal au sein de la société française. Il s’agirait par exemple d’aider les administrations et les entreprises à disposer d’analyses sur les risques politiques et sociaux dans les pays non occidentaux.  Cette aide à la décision doit aider les acteurs français à mieux se positionner et investir dans les différentes zones du monde.

Journée d’étude – Portraits de groupes – Représentations collectives et séries de personnages en Chine et en Extrême-Orient
Vendredi 2 et samedi 3 décembre 2011, InalcoOrganisation : Valérie Lavoix et Vincent Durand-DastesLieu :
Inalco, 65 rue des Grands Moulins Paris 13e
Salle des conseils (4.24)

Programme complet

 

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Brain Drain vs Brain Gain: The Dilemmas of Intellectual Migration
Séminaire de recherche CERI
29 novembre 2011 – 16h30 – 19h00

Salle de conférences – 56 rue Jacob 75006 Paris

avec

  • Andreï Korobkov, Middle Tennessee State University, Department of Political Science, Murfreesboro
    Russian Brain Drain: Myths and Reality
  • Jean-Baptiste Meyer, IRD (Institut de Recherche pour le Développement), Paris
        Brain Drain from Russia and Brasil: The Unexpected Perspective
  • Présidence : Anne de Tinguy, INALCO et CERI-Sciences Po

Andrei Korobkov est co-auteur avec Zhanna Zaiontchkovskaia de « Brain drain vs brain gain : the dilemmas of Russian intellectual migration »,  à paraître in Communist and Post-communist Studies.

Séminaire dans le cadre du Groupe de recherches « Migrations et relations internationales ».

Responsable scientifique(s)
Anne de Tinguy
detinguy@ceri-sciences-po.org
Contact
Karolina Michel
michel@ceri-sciences-po.org
tél. 0158717007

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Romain Bertrand, directeur de recherche au CERI et Stéphane Van Damme,  chercheur du Centre d’histoire de Sciences Po, animent un séminaire de recherche : Les fabriques impériales de la modernité.
Ouvert aux étudiants de toutes disciplines et de toutes institutions à partir du niveau M2, ce séminaire mensuel traite de l’historiographie de la construction et de la circulation des savoirs en situations de « rencontre impériale » à l’époque moderne.

Voir le blog dédié à ce séminaire : présentation détaillée, planning annuel, ressources bibliographiques et autres.

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L’Histoire à parts égales, Récits d’une rencontre, Orient-Occident (XVIe-XVIIe siècle)
Romain Bertrand, CERI, Seuil

S’il n’a jamais été autant question d’«histoire-monde », c’est souvent la même histoire du monde qui s’écrit : celle de l’Europe et de son « expansion » en Afrique, en Asie et aux Amériques. Pour Romain Bertrand, il n’est d’autre remède à cet européocentrisme obstiné qu’une histoire à parts égales, tramée avec des sources qui ne soient pas seulement celles des Européens. C’est ce qu’il propose dans ce texte, en offrant le récit détaillé des premiers contacts entre Hollandais, Malais et Javanais au tournant du XVIIe siècle. Il montre que l’Europe ne détenait alors aucun avantage sur les sociétés du monde insulindien, que ce soit en matière de compétences nautiques et cartographiques, de grand négoce ou de technologies militaires. En savoir plus.

Lire l’interview de Roman Bertrand par Josepth Confraveux, Mediapart, 28 septembre 2011.
Dans Le Monde des Livres du 29 septembre 2011, Patrick Boucheron, historien, en fait la critique suivante: « On ne se méfie jamais assez de son propre talent. Les dix premières pages du livre de Romain Bertrand sont si éblouissantes que certains risquent de s’en contenter. Car en peu de mots tout est dit : les ruses de l’européocentrisme qui nous font prendre pour radicalement autres les sociétés lointaines ; l’insuffisance d’une histoire du monde se réduisant à envisager l’Europe projetée au loin ou vue de loin ; le fait que cette « histoire globale » qu’on enseigne aujourd’hui est parfois aussi locale qu’un gentlemen’s club aux portes closes : elles s’entrouvrent lorsqu’il s’agit de s’enivrer d’enluminures persanes ou d’épices indiennes, mais se referment « dès qu’il est question de choses sérieuses »… Lire la suite

Ecouter Romain Bertrand sur France Culture, Les Lundis de l’histoire, France Culture, 10 octobre 2011

Lire la critique dans Libération, Java, valse en deux temps, 3 novembre 2011

Romain Bertrand est directeur de recherche au CERI. Spécialiste de l’Indonésie moderne et contemporaine, il a consacré de nombreux travaux à la question des dominations coloniales européennes en Asie du Sud-Est. Voir ses précédentes publications.

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Horatia Muir Watt and Diego Fernandez Arroyo are establishing a workshop on « Private International Law as Global Governance » at the Law School of the Paris Institute of Political Science (Sciences Po)

Private International Law as Global Governance : from Closet to Planet

Despite the contemporary turn to law within the global governance debate, private international law remains remarkably silent before the increasingly unequal distribution of wealth and power in the world. By leaving such matters to its public international counterpart, it leaves largely untended the private causes of crisis and injustice affecting such areas as financial markets, levels of environmental pollution, the status of sovereign debt, the confiscation of natural resources, the use and misuse of development aid, the plight of migrating populations, and many more. This impotency to rise to the private challenges of economic globalisation, is all the more curious that public international law itself, on the tide of managerialism and fragmentation, is now increasingly confronted with conflicts articulated as collisions of jurisdiction and applicable law, among which private or hybrid authorities and regimes now occupy a significant place. The explanation seems to lie in the development, under the aegis of the liberal separation of law and politics and of the public and the private spheres, of an « epistemology of the closet », a refusal to see that to unleash powerful private interests in the name of individual autonomy and to allow them to accede to market authority was to construct the legal foundations of informal empire and establish gaping holes in global governance. It is now more than time to de-closet private international law and excavate the means with which, in its own right, it may impact on the balance of informal power in the global economy. Adopting a planetary perspective means reaching beyond the schism and connecting up with the politics of public international law, while contributing its own specific savoir-faire acquired over many centuries in the recognition of alterity and the responsible management of pluralism.

Contact horatia.muirwatt@sciences-po.org  or diego.fernandezarroyo@sciences-po.org if you wish to participate.

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Master Droit économique, spécialité Global Governance Studies à l’Ecole de droit de Sciences Po

Regroupant des étudiants de Sciences Po et des étudiants de Law Schools nord-américaines, partenaires de Sciences Po, cette formation est axée vers la dimension globale que le droit prend désormais. Son suivi suppose une excellente maîtrise de l’anglais, les enseignements se pratiquant indifféremment en français ou en anglais.

Cette spécialité vise à doter les étudiants de connaissances opérationnelles en droit économique international, en conjuguant des enseignements de droit du marché, d’économie du commerce international, etc., dans une perspective à la fois comparative et internationaliste. L’esprit du programme est également transdisciplinaire, en ce sens que les étudiants reçoivent une formation aussi bien dans le champ du droit économique international, public et privé, mais également dans le champ de l’économie du commerce international. Des cours aussi bien sur l’OMC, que sur l’arbitrage international, le droit de la concurrence ou les normes non étatiques dans la globalisation ou encore les stratégies contentieuses dans un monde de compétition juridictionnelle, sont destinés à fournir une vision complète des incidences de la globalisation sur le droit économique. L’accent est également mis sur les différences de raisonnement juridique dans différentes traditions, et le développement des « advocacy skills » qui sont désormais très prisés par les ONG.

En savoir plus.

Master in Economic law: Track Global Studies in Law, Governance and Social Innovation at Sciences Po Law School

This one-year M2 level program, which requires fluent English, welcomes students from Sciences Po and from several élite North American law schools (Columbia, Duke, Georgetown, Harvard, Northwestern, Pennsylvania, Virginia). It also comprises a specific exchange program with Columbia Law School, run jointly with the University of Paris I.

It is designed to provide a comprehensive theoretical and practical approach to legal issues in a global context, whether from a perspective of international litigation and arbitration, of supranational  economic governance, or as  a matter of transnational advocacy in human rights cases. It forms students who aspire to work in lawfirms in the field of international litigation, in arbitration practice, in international institutions such as the WTO, as inhouse legal advisors to multinational groups, particularly in compliance departments, or as human rights advocates. The more theoretically inclined will find exciting new areas for research on issues of global law and governance.

More information.

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Le Ceriscope est une nouvelle publication en ligne du Centre d’études et de recherches internationales (CERI) réalisée en partenariat avec l’Atelier de cartographie de Sciences Po. Parution dynamique centrée sur un enjeu international, elle sera consacrée chaque année à un sujet différent. En 2011, le sujet traité par le  CERISCOPE sont les frontières.

Les contributions mises en ligne sont actualisées et de nouvelles publications viennent les développer et les enrichir au fil du temps.

Le Ceriscope s’inscrit dans la politique d’édition en ligne dans laquelle le CERI a choisi de s’investir. Sous la direction de Christian Lequesne, il rassemble des chercheurs et des experts internationalement reconnus qui traitent des enjeux mondiaux et des questions internationales au sens large à partir des différents axes de recherches du CERI.

Réalisation collective, le Ceriscope offre une analyse qui s’appuie sur de multiples supports : textes, cartes, graphiques, photographies, diaporamas et vidéos. Il permet également une navigation transversale par thème ou aire culturelle (espaces) dans la lignée des problématiques traditionnelles du CERI mais également une recherche avancée par mots-clés, type de document et auteur.

Les thèmes abordés  par le CERISCOPE sont les suivants :

Circulation
Colonisation / décolonisation
Commerce international
Conflits / guerres
Criminalité internationale
Droit international
Démographie
Développement
Frontières
Identité
Intégration régionale
Mers / océans
Migrations
Militaire
Mondialisation / économie politique
Multinationales / entreprises
Nationalisme
Politique étrangère / diplomatie
Ressources énergétiques
Réglement des conflits
Régulation
Réseaux
Souveraineté
Sécurité internationale
Technologies
Territoires
Terrorisme
Transnational
Violence

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La fonction économique du droit international privé in Revue internationale de droit économique, 2010

par Horatia Muir Watt, Ecole de Droit de Sciences Po

Résumé : Au cœur des divers changements constitutifs du phénomène de la globalisation économique, l’impact du droit international privé a consisté à favoriser une inversion des relations traditionnelles entre l’autorité de l’État et l’autonomie des acteurs privés. Postulées pourtant par les fondements de cette discipline, qui se conçoit comme un droit d’allocation ou de distribution des rapports de droit (ou des litiges) entre des lois (ou des juges) étatiques en fonction de paramètres géographiques ou territoriaux pris comme indicateurs de la vocation normative des lois dans l’espace, ces relations révèlent désormais le pouvoir des acteurs de s’approprier les limites que prétendent leur imposer les États. En savoir plus.

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La question migratoire au XXIe siècle  : Migrants, réfugiés et relations internationales
Par Catherine Wihtol de Wenden, CERI
Presses de Sciences Po

Humanisant la mondialisation et contribuant au « rapprochement du monde dans le monde », les migrations, facteurs essentiels du développement humain, font aussi partie des globalisations contradictoires qui voient s’opposer objectifs politiques et impératifs économiques, sociaux, culturels et éthiques.

Un monde plus fluide : élites, migrants économiques, réfugiés, apatrides, les catégories se brouillent, plaidant pour un droit à la mobilité qui remet en question les notions de frontières, de souveraineté, de citoyenneté. De nombreux pays sont aujourd’hui pays d’accueil et de départ. De nouvelles situations apparaissent : déplacés environnementaux, migrants intérieurs et pendulaires, touristes, soulignant l’interdépendance d’un monde en mouvement.

Réel enjeu planétaire, les migrations transforment les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des États d’accueil, mettent en scène les États de départ, font surgir un individu acteur de sa vie, et demandent une diplomatie nouvelle faisant appel à une gouvernance mondiale et régionale des migrations.

Pédagogique et exhaustif, ce livre, écrit par une spécialiste à la notoriété internationale, restitue l’état des connaissances sur le sujet, les replace dans leur environnement intellectuel et historique. Il a vocation, au-delà de militer pour une diplomatie internationale des migrations, à devenir la référence sur les questions migratoires. En savoir plus.

Catherine de Wenden est docteur en Science politique de Sciences Po. Elle a été consultante pour divers organismes dont l’OCDE, la Commission européenne, le HCR, le Conseil de l’Europe. Depuis 2002, elle préside le Comité de recherche « Migrations » del’Association Internationale de Sociologie. Elle est également membre du comité de rédaction des revues  Hommes et migrations, Migrations et sociétés et Esprit. Juriste et politiste elle a mené de nombreuses enquêtes de terrain sur les relations entre les migrations et la politique en France. Ses recherches  comparatives sur les flux, les politiques migratoires et la citoyenneté en Europe et dans le monde s’inscrivent dans le groupe de recherche « Migrations et relations internationales » qu’elle co-anime au CERI avec Anne de Tinguy.

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