Femmes-hommes : penser l’égalité

Femmes-hommes : penser l’égalité
Sandrine Dauphin et Réjane Sénac (dir.)
La documentation française, Janvier 2013

En France, l’égalité hommes-femmes devant la loi est un principe constitutionnel depuis 1946.
Qu’en est-il dans les faits ?

En ce début de XXIe siècle, la France est un pays de contrastes, voire de contradictions, en la matière. C’est ainsi que 2012 est à la fois l’année de la constitution du premier gouvernement paritaire et des débats sur l’abrogation par le Conseil constitutionnel de l’article du Code pénal définissant le harcèlement sexuel.
Cet ouvrage a bénéficié de l’apport des dernières recherches en sciences sociales avec des études croisées sur le droit communautaire et le droit national. Il bénéficie ainsi d’éclairages inédits sur ces domaines. Il interroge les tensions entre dynamique égalitaire et recomposition des inégalités dans une approche pluridisciplinaire (juridique, politique, sociologique, économique, démographique et neurobiologique).
Une première partie est consacrée à l’analyse des « instruments » d’égalité, qu’ils soient législatifs ou institutionnels. La deuxième aborde le fonctionnement des inégalités entre les sexes, articulées entre sphère publique et privée, via l’analyse du rapport à l’autonomie par l’emploi et le partage du pouvoir. Enfin, la troisième partie est explicitement centrée sur la manière dont les inégalités se recomposent en lien avec leur justification par une prétendue complémentarité naturelle.

Avec la participation de Marie Duru-Bellat, Elisabeth Elgàn, Maxime Forest, Maryse Jaspard,  Annie Junter, Françoise Milewski, Janine Mossuz-Lavau, Hélène Périvier, Florence Rochefort, Sylvie Schweitzer, Rachel Silvera, Mariette Sineau et Catherine Vidal.

Réjane Sénac est politiste, chargée de recherche CNRS au  CEVIPOF, membre du comité de pilotage du Programme de recherche et d’enseignement des savoirs sur le genre (PRESAGE)
Sandrine Dauphin est chercheure associée au Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris, responsable du pôle valorisation de la recherche à la Caisse nationale des allocations familiales

The Indian Members of Parliament and Legislative Assemblies

The Indian Members of Parliament and Legislative Assemblies

A Research Project conducted by Christophe Jaffrelot, Senior Research Fellow CNRS at the CERI  – Centre for International Studies and Research

This project aims at developing a database of the Indian Members of Parliament (MPs) and Members of Legislative Assemblies (MLAs), the assemblies elected at the state level throughout the Indian Union. This database is bound to become a reference for the quantitative/qualitative research on Indian political personnel.
Five dimensions will be explored:

  1. Gender and religion belonging of elected representatives
  2. The emergence of political dynasties
  3. The local networks
  4. The impact of the positive discrimination policy
  5.  Corruption and criminalisation

It is intended to build on the results of the collaborative work that has already been accomplished by researchers of the CSDS (New Delhi), CSH (New Delhi), CERI and the CDSP in the years 1999-2008. This team of researchers has collected socio-demographic data regarding the Members of the Lok Sabha (the lower house of the Indian Parliament) who have been elected in the Hindi-speaking states and the Members of the Legislative Assemblies of 16 of the largest Indian states between 1952 and 2007.
The caste background of these elected representatives has been the key variable of this first phase of data collection. Consequently, the edited volume that has resulted from this collective endeavour has focused on caste issues. This book has been published in the prestigious series of Mukulika Banerjee, “Exploring the Political in South Asia”. After the book came out, the data have been processed by the CSDS and the CDSP, two institutions which are gradually making them available to the public.

Complete description of the project

Genre, Inégalités, Discriminations : un nouveau réseau de recherche financé par la Région Ile de France

La Région Île-de-France a sélectionné le projet de constitution d’un réseau inter-institutionnel et interdisciplinaire de recherche intitulé « Genre, Inégalités, Discriminations », dont Sciences Po est partie prenante.

Il sera financé dans le cadre des projets relevant des Domaines d’Intérêt Majeur, retenus pour la période 2012-2015 par la Région. Le réseau sera constitué en deux pôles : un pôle Genre, animé par l’Institut Émilie du Châtelet, et un pôle Discrimination animé par un Groupement d’Intérêt Scientifique réunissant les institutions partenaires. Parmi les activités de ce réseau figurent l’octroi d’allocations de recherche doctorales et post-doctorales, la création d’un « Observatoire des discriminations », le soutien à des manifestations scientifiques et à des publications ainsi que le financement de chaires d’accueil et d’une chaire d’excellence.

La participation de Sciences Po à ce réseau s’inscrit dans le prolongement d’initiatives internes :

Worker’s Women (MST), during the protest at the World March of Women - © Tatiana Cardeal

La direction s’appuiera sur un comité de pilotage composé de François Héran (INED, co-président), Florence Rochefort (EPHE/CNRS, co-présidente), Michel Bozon (INED), Gwénaële Calvès (Cergy-Pontoise), Éric Fassin (ENS), Jacqueline Laufer (HEC), Yannick L’Horty (Paris-Est), Catherine Louveau, (Paris Sud), Frédérique Matonti (Paris 1), Dominique Meurs (Paris 10), Pascale Molinier (Paris 13), Pascale Petit (Evry-Val-d’Essonne), Frédérique Pigeyre (Paris-Est-Créteil), Christian Poiret (Paris Diderot-Paris 7), Daniel Sabbagh (Sciences Po) et Patrick Simon (INED).

Mariette Sineau publie « Femmes et pouvoir sous la Ve République »

Femmes et pouvoir sous la Ve République  : De l’exclusion à l’entrée dans la course présidentielle
Mariette Sineau
Presses de Sciences Po, aout 2011
L’inclusion des femmes dans la République s’inscrit dans un long processus, encore inachevé. Après les promesses de 1945, l’avènement de la Ve République en 1958 a signé leur mise hors jeu politique : divers traits institutionnels de ce régime hybride ont assuré aux hommes un quasimonopole de la politique. Écartées du Parlement et des assemblées élues, les femmes n’ont longtemps dû leur existence en politique qu’à la volonté présidentielle. Paradoxalement, il leur a été plus facile de gouverner que de représenter.

La rupture introduite par les lois dites de « parité », votées entre 1999 et 2007, n’a pas mis fin à l’hégémonie masculine au Parlement où les hommes siègent à plus de 80 % à l’Assemblée nationale et à plus de 75 % au Sénat. Mais, ministres ou secrétaires d’État, les femmes se sont en revanche taillé une place grandissante au gouvernement, prenant également le départ dans la course présidentielle.En savoir plus

Mariette Sineau est directrice de recherche CNRS au CEVIPOF, Centre de recherches politiques de Sciences Po. Son domaine de spécialité porte sur genre et politique, genre et citoyenneté. Ses travaux de recherche s’attachent à analyser le rapport différent que hommes et femmes entretiennent à la politique et au pouvoir, et les modalités d’accès spécifiques des femmes à la citoyenneté. Elle a travaillé sur le vote et les comportements politiques selon le genre, sur les femmes et les hommes politiques, la parité en politique. Certains de ses travaux sont aussi consacrés aux politiques de modes de garde des jeunes enfants. Ses recherches actuelles portent sur l’articulation entre patrimoine et politique, ainsi que sur la confiance politique. Voir ses publications.

Françoise Milewski et Hélène Périvier publient « Les discriminations entre les femmes et les hommes »

Les discriminations entre les femmes et les hommesLes discriminations entre les femmes et les hommes
Françoise Milewski,
Hélène Périvie
Presses de Sciences Po
Les discriminations de sexe sont ancrées dans nos sociétés. Comment expliquer leur persistance dans des économies capitalistes qui se développent au sein d’un espace démocratique ? Comment déceler, prouver et mesurer ces discriminations ? Qu’en est-il des inégalités de salaires entre les femmes et les hommes ? La mixité à l’école est-elle un vecteur d’inégalités ? Le recours croissant à la notion de diversité n’est-il pas un moyen de contourner l’interdiction de discriminer ? Comment interpréter l’évolution des normes juridiques dans le droit international, communautaire et français ? L’Europe joue-t-elle un rôle moteur ? Les politiques publiques sont-elles efficaces pour lutter contre les discriminations ou bien, au contraire, en produisent-elles ?. En savoir plus.

Françoise Milewski est chercheure à l’OFCE. Elle co-dirige avec Hélène Périvier le programme de recherche et d’enseignement des savoirs sur le genre – PRESAGE.
Son domaine de recherche actuel concerne les inégalités entre les femmes et les hommes sur le marché du travail. Elle anime un Groupe de recherche pluridisciplinaire « Genre, emploi et politiques publiques ». Elle est membre du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, en qualité des personnes désignées en raison de leur compétence ou de leur expérience. Voir ses publications.

Hélène Périvier est chercheure à l’OFCE. Elle co-dirige PRESAGE. Ses domaines de recherche concernent les politiques sociales et familiales, et les inégalités entre les sexes sur le marché du travail dans une perspective de comparaisons internationales. Voir ses publications.