Guerre et démocratie au Proche-Orient : pourquoi les Israéliens ne se mobilisent plus pour la paix et les droits de l’homme ?

Guerre et démocratie au Proche-Orient : pourquoi les Israéliens ne se mobilisent plus pour la paix et les droits de l’homme ?

Projet de recherche conduit par Samy Cohen, directeur de recherche Sciences Po – CERI

Septembre 1982 : le massacre de Sabra et Chatila fait plusieurs centaines de morts (700 à 800 selon la commission d’enquête du juge Kahane). Ce drame est immédiatement suivi par une manifestation de protestation qui rassemble  400.000 citoyens israéliens.
Décembre 2008-Janvier 2009 : l’opération « Plomb durci » menée par Tsahal dans la bande de Gaza fait 1.300 morts, dont plus de 900 civils (selon l’ONG B’tselem). Elle n’est suivie d’aucune réaction particulière de la part de la société civile israélienne.
Au contraire, elle semble protégée par une union sacrée défendant «l’armée la plus morale au monde». Des personnalités de gauche, militant pour la paix, en arrivent même à qualifier de «traître à la cause de la paix» tout Israélien qui s’y opposerait. Les voix critiques, comme celle du quotidien Haaretz, sont ultra-minoritaires. Une campagne sans précédent est menée contre des ONG, accusées d’avoir alimenté la commission d’enquête de l’ONU sur les crimes de guerre. Des pressions sont exercées pour empêcher des soldats de témoigner. 79 % de la population juive israélienne se dit favorable à des punitions sévères contre des journalistes qui dévoileraient des « actes immoraux » de l’armée. La remise en cause des droits de l’homme devient juste et leurs défenseurs sont perçus comme des « traîtres à la patrie ». Ainsi, les atteintes aux populations civiles ne sont plus considérées comme un tabou.
Que s’est-il passé durant ce quart de siècle pour que des opérations similairement meurtrières suscitent des réactions si différentes ?
Pourquoi les Israéliens ne manifestent-ils plus comme ils l’ont fait dans le passé  pour la paix et les droits de l’homme? Pourquoi s’émeuvent-ils si peu des lourdes pertes subies par les habitants de Gaza ? Pourquoi le potentiel protestataire, le mouvement « La paix maintenant » et la gauche militante se sont-ils autant affaibli ?
C’est à ces questions que souhaite répondre ce projet de recherche. Lire la présentation détaillée du projet.

Hindu Nationalism and Violence

Hindu Nationalism and Violence
Project conducted by Christophe Jaffrelot, Senior Research Fellow CNRS at the CERI  – Centre for International Studies and Research and Malvika Maheshwari (post-doctoral student, CERI)

India witnesses an unprecedented rise in militant Hinduism since the late 1980s and early 1990s. This phenomenon remains a challenging one for social scientists in so far as the essential characteristics of Hinduism scarcely lend themselves to a monolithic radicalism and this religion cultivates an ideal of non-violence.
Based on extensive archival and empirical field works, this research project will trace the trajectory of Hindu nationalist violence at the macro and the micro levels by exploring the invention and evolution of the forms, justifications and methods of violent Hindu groups from the ‘revolutionaries’ of the late 19th century to the ‘saffron terror’ of the present day India.
Therefore, the project will investigate four aspects of the phenomenon, following its chronological evolution:

  1. «Terro-Hinduism» and Anti-Gandhism under the British Raj
  2. Engineered Communal Riots and the RSS Politics of Denial
  3. The Routinisation of Violence against Minorities and «Deviant Hindus»
  4. Emulating the Islamists: the (Re)Invention of Saffron Terrorism

Complete description of the project