24 septGeoffrey Pleyers (UCL, FNRS), « Devenir acteurs à l’âge global : Explorations, enjeux et limites du mouvement altermondialiste », Mardi 8 Novembre 2011

Geoffrey Pleyers (UCL, FNRS)

Autour du livre « Alter-Globalization. Becoming actors in the global age
», Cambridge, Polity Press, 2011.

La mondialisation a considérablement transformé la capacité d’agir des citoyens. Explorer de nouvelles manière de devenir acteurs dans et face à cette mondialisation constitue l’enjeu central du mouvement altermondialiste. Comment des citoyens peuvent-ils avoir un impact sur les décisions publiques dans un monde global ? Les réponses des altermondialistes furent multiples. « Alter-Globalization » montre qu’elles se sont principalement construites autour de deux logiques d’action. La première s’appuie sur la connaissance et l’expertise, la seconde sur la subjectivité et la créativité. Cet ouvrage propose une analyse de ce mouvement sur la base d’une recherche empirique menée depuis 1999 lors de sept Forums Sociaux Mondiaux et d’innombrables mobilisations internationales ainsi que dans des mouvements locaux à Liège, Paris, Mexico et Buenos Aires. Dix ans après le premier Forum Social Mondial à Porto Alegre, il revient sur les apports et les évolutions de l’altermondialisme. Geoffrey Pleyers dresse un bilan général de ce mouvement et des enjeux qu’il a porté à partir d’analyses d’expérimentations menées par des acteurs qui ont non seulement contesté la tournure néolibérale que prenait la mondialisation mais aussi proposé des politiques différentes et mis en place des alternatives dans la vie quotidienne comme dans la manière d’organiser leurs mouvements. Au-delà de l’altermondialisme, ce livre fournit une grille d’analyse qui permet de mieux comprendre les mouvements contestataires et les acteurs de la société civile qui émergent en ce début de 21e siècle et explore les pistes d’une citoyenneté globale.

CERI, 17.00-19.00 (salle de conférences)

Discutant: Patrick le Gales (CNRS-CEE)

13 maiBertrand Badie (Sciences Po), « La diplomatie de connivence », Mardi 14 Juin

Bertrand Badie (Sciences Po), La diplomatie de connivence

La Chute du Mur a laissé le système international sans nom : en le tenant pour « post-bipolaire », on parle de son passé , alors qu’on hésite entre l’idée d’ « unipolarité » , battue en brèche par l’impuissance américaine, et celle de « multipolarité » qui s’accorde mal à la faible attractivité des puissances moyennes…Derrières ces imprécisions, se dissimule une continuité profonde : l’entêtement oligarchique de la communauté des Etats, amorcée dès 1815 par une diplomatie de concerts qui n’a jamais disparue, même si elle a fait alterner moments de force et périodes d’infortune…On la retrouve aujourd’hui à travers le G8, puis le G20 qu’on nous présente médiatiquement comme les nouveaux directoires du monde, alors qu’ils collectionnent les blocages et renouvellent leur impuissance. Sa persistance révèle la manière dont la diplomatie de connivence est, depuis longtemps et sous des formes diverses, au centre du jeu international : limitée dans ses performances, défensive de ses privilèges, intermédiaire entre la compétition et la coopération, elle est surtout excluante dans ses pratiques. En soulevant des formes diverses de contestation, elle brouille le jeu international au lieu de l’ordonner. Phénix médiocre qui renait toujours de ses cendres, la diplomatie de connivence est examinée ici dans son histoire, ses fonctions, et ses échecs. Bonne manière d’explorer aussi la notion obscure de système international.

Discutant : Christian Lequesne (CERI)

CERI, salle de conférences, 17.00-19.00

15 novFrédéric Mérand (Université de Montréal), « Le Monde selon Pierre Bourdieu », Monday June 15th 2009

Frédéric Mérand (Université de Montréal)

Le monde selon Pierre Bourdieu : éléments pour une théorie sociale des relations internationales

Discutant et responsable scientifique : Bastien Irondelle (CERI)

CERI, salle de conférences, 10.00 am – 12.00 pm