« Routledge Handbook of Modern Israel », edited by Alain Dieckhoff

Routledge Handbook of Modern Israel
Edited by Alain Dieckhoff
Routledge, February 2013

Israel is a country made up of contradictions. A lively democracy in a multicultural society but within a state promoting a strong national identity; a thriving economy in an unequal society; a culture open to modern trends but drawing on the Hebrew past and preoccupied with the Holocaust and the Arab-Israeli conflict; a sovereign member in the international arena, whose existence is still contested in the Middle East. The Routledge Handbook of Modern Israelprovides a comprehensive profile of the intricacies of contemporary Israel, offering a unique, in-depth survey of the country.
Organised thematically, a full range of topics are discussed, including:

    • Politics and international relations
    • The foundation of the Israeli state
    • The birth and development of the Israeli economy
    • Israeli culture
    • Israel’s role in the Middle East

Bringing together more than thirty notable contributors from across the globe, this Handbooksheds light on the multifaceted reality of modern Israel in order to better understand, beyond clichés, this complex society.

Alain Dieckhoff is senior CNRS.research fellow at  CERI. His research area focuses on politics, contemporary society and transformations of the state in Israel. He also works on the transformations of contemporary nationalism. Alain Dieckhoff is Head of the Political Science Department of Sciences Po. See his publications.

Jean-Pierre Filiu publie « Le Nouveau Moyen-Orient, les peuples à l’heure de la révolution syrienne »

Le Nouveau Moyen-Orient, les peuples à l’heure de la révolution syrienne
Par Jean-Pierre Filiu, Fayard, janvier 2013


La Révolution syrienne, qui a débuté en mars 2011, participe de la vague démocratique qui traverse le monde arabe depuis décembre 2010. Pourtant, là où les protestataires tunisiens et égyptiens sont parvenus à renverser leurs despotes en quelques semaines, la contestation syrienne s’est heurtée à une répression déchaînée. C’est que, pour l’emporter sur la « Syrie d’Assad », les forces révolutionnaires doivent non seulement affronter la barbarie du régime, mais aussi dénouer le lacis des ingérences étrangères, puisque Assad est passé maître dans la manipulation des crises internationales à son profit.

La Syrie actuelle, née sur les ruines de l’Empire ottoman, à la fin du premier conflit mondial, dont les frontières ont été dessinées par les puissances européennes en 1920, est le fruit du déni colonial du droit à l’autodétermination. Et c’est cette exigence d’autodétermination, par la voie civile et militaire, qui alimente le soulèvement populaire.
Un tel renversement de perspective fait que la chute de la maison Assad aura des retombées encore plus considérables que les révolutions de Tunisie et d’Égypte sur l’ensemble d’une région géostratégique, pensée comme telle au début du XXe siècle : le Moyen-Orient. L’enjeu n’est rien de moins que de remettre le peuple syrien au centre de sa propre histoire, qui fait de lui le « cœur de l’arabité » et l’héritier d’une longue tradition culturelle et politique. Le ballet diplomatique et les rivalités régionales peuvent encore aujourd’hui entretenir l’illusion d’une Syrie-théâtre où se mèneraient des « guerres par procuration », l’essentiel se passe désormais à l’intérieur de cet espace syrien où, loin du regard des observateurs étrangers, mûrit la Syrie de demain, et se joue donc l’avenir de la région.
Le Nouveau Moyen-Orient est le premier livre consacré à la Révolution syrienne qui mêle perspective historique, analyse d’actualité et réflexion prospective.

Lire l’interview de Jean-Pierre Filiu sur affaires.stratégiques.info

Jean-Pierre Filiu est professeur des universités à Sciences Po, après avoir enseigné sur les campus de Columbia (New York) et de Georgetown (Washington). Il connaît intimement la Syrie pour y avoir séjourné de nombreuses fois depuis 1980. Il a été adjoint de l’ambassadeur de France à Damas, de 1996 à 1999. Il a reçu le prix Augustin-Thierry des Rendez-vous de l’Histoire de Blois, en 2008, et le prix Ailleurs, en 2012. Ses travaux sur le monde arabo-musulman ont été diffusés dans une dizaine de langues. Il a récemment publié chez Fayard La Révolution arabe et Histoire de Gaza.

Le projet de recherche portant sur la mobilité globale et gouvernance des migrations est retenu par l’ANR

Le projet de recherche portant sur la mobilité globale et gouvernance des migrations  – MobGlob – est retenu par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR)

Ce projet est porté par Hélène Thiollet et Catherine de Wenden, toutes deux chercheuses au Centre d’Etudes et de Recherches Internationales – CERI – de Sciences Po. Il rentre dans le  programme « Globalisation et gouvernance », édition 2012.

Lire l’interview d’Hélène Thiollet et de Catherine de Wenden : La gouvernance des migrations dans tous ses états: du passionnel au rationnel

Présentation du projet
Il est né d’un constat simple : la mobilité contemporaine est plus massive et plus complexe qu’au siècle précédant et elle génère des politiques contradictoires de valorisation de la migration à l’échelle globale et de contrôle des flux mues par des considérations sécuritaires.
La gouvernance globale de la mobilité illustre les complémentarités et les tensions qui existent entre la souveraineté nationale et les politiques multilatérales menées par les organisations régionales et internationales. Elle éclaire aussi la difficile articulation entre les modes classiques de « gouvernement » par l’Etat et des phénomènes sociaux et politiques intrinsèquement transnationaux.
L’hypothèse de travail des chercheurs du projet est que la mobilité est un laboratoire de la gouvernance globale : les politiques de contrôle ou de « gestion » (nationale, régionale ou multilatérale) sont façonnées par les configuration régionales et mises en question par les transformations sociales qui accompagnent les migrations et l’exil. Les deux régions d’étude principales du projet sont l’Union européenne et le Moyen-Orient.

Le projet réunit cinq partenaires : le CERI-Sciences Po, l’EHESS, MIGRINTER (UMR 7301), l’IDDRI et l’UNESCO. Il bénéficie d’un financement de 247 361 euros.

Pendant deux ans, les partenaires de ce projet vont privilégier l’observation empirique des pratiques, des politiques, des représentations et des discours de Etats, des organisations internationales, des migrants, des réfugiés pour, à terme, éclairer l’action publique au niveau national et international.

Guerre et démocratie au Proche-Orient : pourquoi les Israéliens ne se mobilisent plus pour la paix et les droits de l’homme ?

Guerre et démocratie au Proche-Orient : pourquoi les Israéliens ne se mobilisent plus pour la paix et les droits de l’homme ?

Projet de recherche conduit par Samy Cohen, directeur de recherche Sciences Po – CERI

Septembre 1982 : le massacre de Sabra et Chatila fait plusieurs centaines de morts (700 à 800 selon la commission d’enquête du juge Kahane). Ce drame est immédiatement suivi par une manifestation de protestation qui rassemble  400.000 citoyens israéliens.
Décembre 2008-Janvier 2009 : l’opération « Plomb durci » menée par Tsahal dans la bande de Gaza fait 1.300 morts, dont plus de 900 civils (selon l’ONG B’tselem). Elle n’est suivie d’aucune réaction particulière de la part de la société civile israélienne.
Au contraire, elle semble protégée par une union sacrée défendant «l’armée la plus morale au monde». Des personnalités de gauche, militant pour la paix, en arrivent même à qualifier de «traître à la cause de la paix» tout Israélien qui s’y opposerait. Les voix critiques, comme celle du quotidien Haaretz, sont ultra-minoritaires. Une campagne sans précédent est menée contre des ONG, accusées d’avoir alimenté la commission d’enquête de l’ONU sur les crimes de guerre. Des pressions sont exercées pour empêcher des soldats de témoigner. 79 % de la population juive israélienne se dit favorable à des punitions sévères contre des journalistes qui dévoileraient des « actes immoraux » de l’armée. La remise en cause des droits de l’homme devient juste et leurs défenseurs sont perçus comme des « traîtres à la patrie ». Ainsi, les atteintes aux populations civiles ne sont plus considérées comme un tabou.
Que s’est-il passé durant ce quart de siècle pour que des opérations similairement meurtrières suscitent des réactions si différentes ?
Pourquoi les Israéliens ne manifestent-ils plus comme ils l’ont fait dans le passé  pour la paix et les droits de l’homme? Pourquoi s’émeuvent-ils si peu des lourdes pertes subies par les habitants de Gaza ? Pourquoi le potentiel protestataire, le mouvement « La paix maintenant » et la gauche militante se sont-ils autant affaibli ?
C’est à ces questions que souhaite répondre ce projet de recherche. Lire la présentation détaillée du projet.

Transnational Shia Politics Religious and Political Networks in the Gulf

Transnational Shia Politics
Religious and Political Networks in the Gulf
by Laurence Louër (ed.)
Hurst

A timely book on the origins and present situation of militant Shia networks in the Gulf, Kuwait, Bahrain and Saudi Arabia, which are the offspring of Iraqi movements.

Reviews

‘This remarkably nuanced study of Shiite politics in the Gulf region looks at the increasing visibility of Shiism there beyond the stereotyped narratives of sectarian conflict, minority identity and Iranian policy that are generally invoked to describe the character of Arab Shiism. Louer gives us a fascinating account of the related yet different historical processes that define Shiite politics and identity in Bahrain, Kuwait, Saudi Arabia and Iraq.’ - Faisal Devji, New School University, New York

‘This is an especially coherent and informative book.’Foreign Affairs

‘Louer is supremely qualified to write on the countries where Shiites constitute significant portions of the population … Highly recommended.’ — CHOICE

More information on the Hurst website

Laurence Louër holds degrees in Arabic, philosophy, sociology and political science and a Ph.D. in political science from Sciences Po. She joined CERI in 2003. She serves as a permanent consultant for the Policy Planning Department of the Ministry of Foreign Affairs (CAP) since 2004; she is co-editor-in-chief of Critique internationale since 2006.
Her research focuses on the politics of identity and ethnicity in the Middle East. See her publications.

Alain Dieckhoff publie « Le conflit israélo-arabe »

Cet ouvrage examine si des dynamiques vertueuses peuvent à présent se mettre en route pour conduire à une paix véritable. Ou bien si, au contraire, de nouveaux facteurs négatifs vont entretenir  les antagonismes réciproques. Ce sont les deux interrogations fondamentales auxquelles cet ouvrage répond en privilégiant résolument une démarche dépassionnée et une compréhension globale.

Voir la présentation par l’éditeur

Alain Dieckhoff, spécialiste reconnu d’Israël et du conflit israélo-arabe, est directeur de recherche CNRS au CERI. Il est diplômé de Paris-X Nanterre et de Sciences Po . Il est membre du conseil scientifique des revues  Politique et sociétés,  Maghreb-Machrek, Questions internationales et membre du comité de rédaction de Critique internationale. Son champ de recherche principal porte sur la politique, la société contemporaine et les transformations de l’Etat en Israël. Il travaille également sur les mutations du nationalisme contemporain. Voir ses publications.

Stéphane Lacroix publishes « Awakening Islam:The Politics of Religious Dissent in Contemporary Saudi Arabia »


Awakening Islam: 
The Politics of Religious Dissent in Contemporary Saudi Arabia
Stéphane Lacroix
Harvard University Press, April
2011

Amidst the roil of war and instability across the Middle East, the West is still searching for ways to understand the Islamic world. Stéphane Lacroix has now given us a penetrating look at the political dynamics of Saudi Arabia, one of the most opaque of Muslim countries and the place that gave birth to Osama bin Laden.

The result is a history that has never been told before. Lacroix shows how thousands of Islamist militants from Egypt, Syria, and other Middle Eastern countries, starting in the 1950s, escaped persecution and found refuge in Saudi Arabia, where they were integrated into the core of key state institutions and society. The transformative result was the Sahwa, or “Islamic Awakening,” an indigenous social movement that blended political activism with local religious ideas. Awakening Islam offers a pioneering analysis of how the movement became an essential element of Saudi society, and why, in the late 1980s, it turned against the very state that had nurtured it.

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