Christophe Jaffrelot publie « L’Inde contemporaine ».

Christophe Jaffrelot (dir.)
L’Inde contemporaine
Fayard, mars 2014

Avec une décennie d’avance, l’Inde a fait une entrée remarquée dans le XXIe siècle. Depuis 1990 en effet, le renforcement du fédéralisme, de nouvelles alliances internationales, la libéralisation économique, une politique de discrimination positive mise en place en faveur des basses castes et la polarisation religieuse grandissante ont transformé le visage du sous-continent. À ces phénomènes qui conditionnent aujourd’hui encore la trajectoire indienne s’en ajoutent d’autres, à la temporalité plus lente : transition démographique, urbanisation croissante et effort de défense nationale accru. Autant de facteurs qui, analysés dans cet ouvrage par quelques-uns des plus éminents spécialistes, font de l’Inde une grande puissance émergente avec laquelle il faut désormais compter.

Christophe Jaffrelot is CNRS research director at CERI where he served as director from 2000 to 2008 and teaches South Asian politics and history. Arguably one of the world’s most respected writers on Indian society and politics, he has published many works, including The Hindu Nationalist Movement and Indian Politics, 1925 to the 1990sIndia’s Silent Revolution: The Rise of the Lower Castes in North India; and Dr. Ambedkar and Untouchability: Fighting the Indian Caste System. All publications.

Léonie Hénaut & al. publient « Coordination et parcours. La dynamique du monde sanitaire, social et médico-social »

Coordination et parcours. La dynamique du monde sanitaire, social et médico-socialCoordination et parcours. La dynamique du monde sanitaire, social et médico-social
par Léonie Hénaut et Marie-Aline Bloch
Dunod, Février 2012

L’accroissement du nombre de personnes âgées, handicapées ou atteintes de maladies chroniques, rend nécessaire le développement et la diversification des soins et des services, mais demande aussi une meilleure coordination des interventions. Pour lutter contre les différents cloisonnements du système de santé et d’aide, les pouvoirs publics, les professionnels et les associations de familles et d’usagers sont engagés dans un processus permanent d’innovation et de coopération à l’origine de la dynamique de l’ensemble du monde sanitaire, social et médico-social. Cet ouvrage retrace l’histoire de la structuration de la coordination en France dans plusieurs domaines d’intervention (gérontologie, santé mentale, handicap, cancer, maladies rares, accident cérébral), ainsi que l’apparition récente de la notion de parcours dans l’espace public. Il propose une analyse critique des politiques conduites en matière de coordination, et tente d’expliquer la persistance des dysfonctionnements observés. À partir d’enquêtes réalisées sur plusieurs territoires, les facteurs de succès pour la mise en place de dispositifs de coordination pérennes sont ensuite mis en évidence. L’innovation se révèle être le produit des interactions entre initiatives locales et directives nationales. Enfin, l’ouvrage propose une typologie des nouveaux professionnels de la coordination (gestionnaires de cas, pilotes, référents, médecins coordonnateurs, chargés de mission…) et souligne notamment le rôle clé joué par les cadres intermédiaires des organisations sanitaires, sociales et médico-sociales.

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Léonie Hénaut est chargée de Recherche CNRS au Centre de ssociologie des organisations. Ses travaux relèvent principalement de la sociologie des professions et des organisations. Elle étudie les processus intervenant dans la construction des groupes professionnels et de leur division du travail. Voir l’ensemble de ses publications.

Virginie Tournay publie « Penser le changement institutionnel ».

Penser le changement institutionnel
par Virginie Tournay
PUF, janvier 2014

Les études en sciences sociales consacrées au changement institutionnel peuvent-elles se passer du vécu individuel et ordinaire de ce changement ? Ce livre propose d’intégrer l’expérience sensible du sujet comme point de passage obligé à l’analyse des formes et dynamiques institutionnelles.
L’institution n’est pas un objet invariable dans l’espace et dans le temps. Sa forme découle de ceux qui la font, des rapports entre les instituants, les institués, ceux qui la vivent, la commentent et la perçoivent. Elle équivaut ainsi à un complexe de relations ne pouvant, dès lors, être saisi dans sa totalité. Cela rend impossible tout accord sur ses contours, un peu à l’image de la célèbre sculpture d’Umberto Boccioni esquissant une silhouette en mouvement. Nous voilà plongés dans une logique toute bergsonienne qui envisage le changement comme un élément de durée et son expérience comme une invitation à penser le mouvement sans l’espace.
Cet ouvrage est un plaidoyer pour des études institutionnelles incluant la perception individuelle du changement institutionnel comme composante dans la reconstruction intellectuelle de la trajectoire de l’objet. Il entend alimenter les approches interprétatives des études institutionnelles en développant une analytique des formes sociales appuyée sur une anthropologie politique.

Voir la table des matières sur le site des PUF

Virginie Tournay est un exemple rare de pluridisciplinarité et une pionnière du mariage entre sciences sociales et sciences dites « dures ». Biologiste de formation initiale avec un DEA consacré à l’étude de la Cellule normale et pathologique, elle enchaîne avec un DEA en science politique, un doctorat et un post-doc à l’université de McGill. Chargée de recherche au CNRS depuis 2006, elle a rejoint le CEVIPOF en 2013.

Marie Duru-Bellat publie « Pour une planète équitable : L’urgence d’une justice globale »

Pour une planète équitable : L’urgence d’une justice globale par Marie Duru-Bellat
Seuil, la République des idées, janvier 2014

Le contraste est spectaculaire entre l’indignation qui nous saisit devant certains faits divers et l’indifférence avec laquelle nous absorbons la statistique de ces cinq millions d’enfants morts de faim chaque année. Alors que les frontières nationales s’effacent, il devient de plus en plus incongru de les considérer comme des lignes de partage sur un plan éthique.

Dès lors que les ressources de la planète sont limitées, on ne peut éluder la question de leur répartition. A l’heure de la globalisation et du changement climatique, la consommation des riches a un impact direct sur les conditions de vie des plus pauvres. La lutte contre les inégalités au niveau mondial est donc inséparable de la « justice environnementale ».

Réciproquement, la question écologique se pose aujourd’hui en termes de justice globale. L’alternative est la suivante : se contenter du statu quo dans notre petit univers insoutenable, ou lutter résolument contre les inégalités globales pour préserver un monde vivable.

Chercheuse à l’Observatoire sociologique du changement, sociologue de l’éducation, Marie Duru-Bellat travaille essentiellement sur les politiques éducatives, les inégalités sociales et sexuées dans le système scolaire. Elle a, sur ces questions, publié une dizaine d’ouvrages et une centaine d’articles dans des revues scientifiques françaises et étrangères. Voir l’ensemble de ses publications.

Catherine Wihtol de Wenden publie « Faut-il ouvrir les frontières ? »

Faut-il ouvrir les frontières ? par Catherine Wihtol de Wenden
Presses de Sciences Po, janvier 2014

Alors que la mobilité est reconnue comme un facteur essentiel de développement humain, les deux tiers des habitants de la planète ne peuvent circuler librement. Quant aux pays traditionnels d’immigration, ils ont fermé leurs portes, si ce n’est bâti des murs ou installé des camps de rétention.
Les effets pervers de la fermeture des frontières sont pourtant légion. Aux victimes, aux sans-papiers et aux sans-droits, s’ajoutent les camps de réfugiés, l’économie maffieuse du passage, les déficits économiques et démographiques liés à l’absence de mobilité, sans parler des coûts exorbitants des politiques de fermeture et d’expulsion.
Face à ces paradoxes, ne vaudrait-il pas mieux inverser la logique ? Considérer que la liberté de circulation des personnes est un droit universel, tout en laissant aux États la possibilité de restreindre l’entrée sur leur territoire ?
Un droit de migrer commence à s’énoncer et à faire l’objet de dialogues multilatéraux. Souvent menés en marge des États, ils révèlent les inégalités criantes du régime des frontières en fonction de la provenance et de la destination des migrants.
Un plaidoyer pour un droit à la mobilité et pour l’avènement d’une diplomatie internationale des migrations.

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Catherine de Wenden est docteur en science politique et chercheuse au CERI. Elle a été consultante pour divers organismes dont l’OCDE, la Commission européenne, le HCR, le Conseil de l’Europe. Elle est membre de la Commission nationale de déontologie de la sécurité depuis 2003. Elle est membre du comité de rédaction des revues Hommes et migrations, Migrations et sociétés et Esprit. Juriste et politiste elle a mené de nombreuses enquêtes de terrain sur les relations entre les migrations et la politique en France.
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Anne Muxel & alii. publient « Vie privée des convictions : Politique, affectivité, intimité »

Vie privée des convictions. Politique, affectivité, intimité

par Anne Muxel (dir.) avec Nathalie Azoulai, Ludivine Bantigny, Pascal Duret, Janine Mossuz-Lavau, Janie Pélabay, Pascal Perrineau, Myriam Revault d’Allonnes, Annette Wieviorka

Presses de Sciences Po, janvier 2014

Faut-il avoir les mêmes idées pour s’aimer ou s’apprécier ? Quel rôle ont les convictions et les choix politiques au sein du couple, dans la vie de famille, entre amis et plus largement dans les liens que l’on entretient avec ses proches ?

Ce livre montre une imbrication constante du privé et du politique. Il cherche à dépasser la réticence de la science politique à intégrer le rôle des affects individuels dans ses analyses. Plus affranchis que parle passé des systèmes de croyances et des idéologies, les individus sont amenés à élaborer leurs choix à partir de critères davantage fondés sur des notions de ressemblance et de proximité, faisant de la sphère privée un terrain à part entière de l’aventure démocratique.

S’intéressant à l’intime en tant que lieu d’expérience et d’implication politiques, l’ouvrage décrypte les négociations permanentes qui se jouent dans les discussions familiales, ou entre partenaires aux opinions divergentes ; il relate le parcours d’un couple hors norme, les Thorez, pour qui engagement amoureux et politique ne faisaient qu’un, s’intéresse aux mouvements révolutionnaires post-soixante-huitards devenus porteurs des états d’âme de leurs militants, ou encore dissèque les formes de délitement des amitiés induites par les convictions politiques.

Cet ouvrage attachant et novateur, porté par Anne Muxel et ses brillants contributeurs, permet d’explorer d’autres voies d’interprétation et de compréhension de la politisation des individus.

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Anne Muxel est docteure en sociologie et directrice de recherches CNRS en science politique au CEVIPOF. Ses travaux dans le champ de la sociologie politique s’attachent à la compréhension des formes du lien des individus à la politique : nouvelles formes d’expression et de participation politique, analyse du comportement électoral, significations de l’abstention.
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Sciences Po is opening six faculty positions

Submission Deadline - Position

6 January 2014 -  The Law School is opening a campaign to recruit a full professorship in International Public Law for a public-sector teaching position

12 January 2014 -  The Departement of Political Science is opening a campaign to recruit a full professorship in Political Theory / Political Philosophy for a public-sector teaching position

15 January 2014 -  The Law School is opening a campaign to recruit a full professorship in Intellectual Property for a public-sector teaching position

16 February 2014 -  The Departement of Sociology and the Center for Sociology of Organizations are opening a campaign to recruit a full professorship in Sociology for a public-sector teaching position

28 February 2014 -  The Department of Political Science and the Interdisciplinary Center for the Evaluation of Public Policies (LIEPP) are opening a campaign to recruit a tenure track faculty position in Political Science

28 February 2014 -  The Department of Sociology and the Interdisciplinary Center for the Evaluation of Public Policies (LIEPP) are opening a campaign to recruit a tenure track faculty position in Sociology

Six postes de professeurs permanents sont ouverts au recrutement

Date limite de candidature – Poste à pourvoir

6 janvier 2014 -  L’Ecole de droit ouvre un poste de Professeur(e) des universités de droit international public

12 janvier 2014 -  Le Département de science politique ouvre un poste de Professeur(e) des universités en science politique ou en philosophie, spécialité Théorie politique ou Philosophie politique

15 janvier 2014 -  L’Ecole de droit ouvre un poste de Professeur(e) des universités en droit de la propriété intellectuelle

16 février 2014 -  Le Département de sociologie et le Centre de sociologie des organisations ouvrent un poste de Professeur(e) des universités en sociologie, spécialité Entreprise, organisation, travail.

28 février 2014 -  The Department of Political Science and the Interdisciplinary Center for the Evaluation of Public Policies (LIEPP) are opening a campaign to recruit a tenure track faculty position in Political Science

28 février 2014 -  The Department of Sociology and the Interdisciplinary Center for the Evaluation of Public Policies (LIEPP) are opening a campaign to recruit a tenure track faculty position in Sociology

« Ethical Consumption » by Sophie Dubuisson-Quellier

Ethical Consumption
by Sophie Dubuisson-Quellier
Fernwood Publishing, October 2013

Consumers are often importuned to exercise responsibility in the market sphere and to consume with an eye to their obligations as citizens. They express their ideals directly through their purchases, participating in larger-scale protests: boycotting products from a large multinational corporation, buying “ethical” products, resisting advertising campaigns and supporting alternative forms of trade. Whether in the form of a small collective action or a mass movement, the capacity to put new environmental or ethical social issues on the political, economic or media agenda via the market is quite real. While most ethical consumption does not challenge capitalism or the very foundations of the market itself, it does raise issues and consciousness about social and environmental justice. In Ethical Consumption, Dubuisson-Quellier suggests that ethical consumption can create a consumerism that is not only a forum for expressing the needs and wants as the market has done in the past, but as a space for the construction of social responsibility. More on the publishing house website

Sophie Dubuisson-Quellier is head of research at Centre national de la recherche scientifique and works at the Centre of Organizational Sociology at Sciences Po (CSO). Her research is situated in the field of economic sociology, and her focus is on the social construction of consumers and markets. See all publications.

Jean Viard publie « La France dans le monde qui vient »

La France dans le monde qui vient
Jean Viard
Editions de l’Aube, novembre 2013

Pour Jean Viard, au-delà de la crise qui nous déstabilise, jamais la société n’a changé aussi vite. Mais pour le comprendre, il faut analyser à la fois le recul de nos grandes appartenances de classes et de nations, le rôle nouveau de l’art de vivre, du bonheur privé, des habitus et des identités. Comprendre notre culture de mobilité, le réchauffement climatique, la place nouvelle du travail, la pression d’un monde en permanence co-­informé et le développement extraordinaire d’une société collaborative, liée par des réseaux tous les jours plus nombreux. Oui : le monde s’unifie, la terre chauffe, la société se morcelle… mais internet nous relie.
Comment alors penser les formes politiques de cette société et de ce monde-là ? Comment penser cet individu devenu plus tribal que social ? De quelle manière réinventer du récit politique ?
Un livre résolument positif, optimiste, qui insiste sur l’urgence de penser et de retrouver un récit commun.
Jean Viard est directeur de recherches CNRS au CEVIPOF, Centre de recherches politiques de Sciences Po. Voir l’ensemble de ses publications.