Michael Storper published « Keys to the City: How Economics, Institutions, Social Interaction, and Politics Shape Development »

Keys to the City: How Economics, Institutions, Social Interaction, and Politics Shape Development
by Michael Storper
May 2013, Princeton University Press

Why do some cities grow economically while others decline? Why do some show sustained economic performance while others cycle up and down? In Keys to the City, Michael Storper, one of the world’s leading economic geographers, looks at why we should consider economic development issues within a regional context–at the level of the city-region–and why urban economies develop unequally. Storper identifies four contexts that shape urban economic development: economic, institutional, innovational, interactional, and political. The book explores how these contexts operate and how they interact, leading to developmental success in some regions and failure in others. Demonstrating that the global economy is increasingly driven by its major cities, the keys to the city are the keys to global development. In his conclusion, Storper specifies eight rules of economic development targeted at policymakers. Keys to the City explains why economists, sociologists, and political scientists should take geography seriously.

Table of contents
Introduction

Michael Storper is professor of economic sociology at Sciences Po and professor of economic geography at the London School of Economics and Political Science and professor of urban planning and geography at the University of California, Los Angeles. He is the author of The Regional World: Territorial Development in a Global Economy. See his publications.

Endorsement:

« The Keys to the City demonstrates Storper’s considerable knowledge of the literature that intersects urban and spatial economics with the new economic geography. This engaging book will play a major role in moving theoretical discussions forward into new territory and will find a wide audience in economic geography and fields engaged in urban policy. »–Susan Christopherson, Cornell University

« Every chapter of this book makes a significant contribution to some aspect of economic development. However, this book is unique and ultimately invaluable because it is by a geographer who is engaging seriously with economics. It is a great entry into economics for geographers, is insightful throughout, and develops a new framework for thinking about places and growth. »–Gilles Duranton, University of Toronto

« Fascinating and ambitious, this book borrows ideas, concepts, and results from geographical economics, economic geography, and institutional social sciences to explain the organization of and the change in the space-economy. Exploring the unequal development of societies as they unfold across space, this book provides insightful analyses of issues that have been far too neglected. It will attract much attention. »–Jacques Thisse, Université catholique de Louvain

Stéphanie Balme publie « La Tentation de la Chine : nouvelles idées reçues sur un pays en mutation »

La Tentation de la Chine : nouvelles idées reçues sur un pays en mutation

Stéphanie Balme
Avril 2013, Le Cavalier Bleu Editions
Ce livre puise à la source de notre imaginaire et du rapport de la Chine à elle-même pour analyser la nature de son pouvoir et la réalité de sa puissance. Il propose un panorama approfondi des grandes problématiques du pays du nouveau dirigeant Xi Jinping, au-delà des clichés orientalistes et des jugements hâtifs sur la menace ou le miracle chinois.
Stéphanie Balme est chercheure au CERI, responsable du programme « Droit, justice et société en Chine » et professeur à l’École des Affaires internationales (PSIA) de Sciences Po. Elle a vécu plus de dix ans en Chine, entre Shanghai, Hong Kong et Pékin. Ancienne membre de l’équipe Chine de Médecins du Monde, elle est consultante pour diverses institutions internationales et chinoises, auteur de travaux qui sont parus en français, en anglais et en chinois. Voir ses publications.

MaxPo invites applications for a permanent position of Professor with a background in economic sociology

The MaxPo Center invites applications for a permanent position of Professor at Sciences Po at the level of Associate or Full Professor depending on the experience of the candidate. We are seeking a social scientist with a background in economic sociology or related fields for one of the research leader positions. Deadline of application: 15 May 2013

SEE THE JOB PROFILE

Mirna Safi publie « Les inégalités ethno-raciales »

Les inégalités ethno-raciales
Mirna SAFI
La découverte, avril 2013

Même si le discours politique peine à l’assumer, la France, comme la majorité des sociétés occidentales, est confrontée à la question des inégalités ethno-raciales et des discriminations.
Comment les appartenances ethniques et raciales participent-elles à la dynamique des inégalités sociales ? Y a-t-il des mécanismes spécifiques à ces formes d’inégalités ? Quels sont les concepts et les outils mobilisés par la recherche pour les étudier et quels en sont les principaux enseignements ?
Cet ouvrage dresse une synthèse de la littérature en sciences sociales relative à ces questions. Il présente d’abord le cadre conceptuel de l’analyse de ces inégalités (définition des inégalités ethno-raciales, interaction avec d’autres inégalités sociales) et les défis méthodologiques auxquels elle est confrontée (mode de collecte des données et méthodes de mesure). Il se concentre ensuite sur les principaux résultats de la recherche empirique étudiant ces inégalités dans diverses sphères de la vie sociale (le marché du travail, la ville, l’école et la sphère civique). L’accent est mis sur la mesure de leur ampleur ainsi que sur les mécanismes précis par lesquels elles sont produites et reproduites. En savoir plus

Mirna Safi est chargée de recherche à  l’Observatoire sociologique du changement. Elle mène des travaux sur l’intégration des immigrés, la ségrégation ethno-raciale et les discriminations. Voir l’ensemble de ses publications.

Didier Demazière & alii. publient « Être chômeur à Paris, São Paulo, Tokyo.Une méthode de comparaison internationale »

Être chômeur à Paris, São Paulo, Tokyo . Une méthode de comparaison internationale
par Didier Demazière, Nadya Araujo Guimarães, Helena Hirata,Kurumi Sugita
Presses de Sciences Po, mars 2013

La condition de chômeur est marquée par l’obligation de recherche d’emploi, mais cette définition internationale dissimule des réalités hétérogènes. L’objectif de ce livre est d’explorer la diversité des significations du chômage : comment les chômeurs vivent-ils et interprètent-ils leur situation à Paris, à São Paulo et à Tokyo ? Le chômage a-t-il le même sens partout ?

L’ouvrage retrace les manières dont le chômage est vécu par des hommes et des femmes de milieux sociaux et d’âges différents dans ces trois métropoles. Cette démarche comparative permet de repérer plusieurs échelles de variation : internationale, avec un univers de significations commun aux chômeurs des trois pays ; nationale, avec l’affirmation de modèles de référence spécifiques à chaque territoire ; transnationale, avec des expériences qui se recoupent selon le sexe, l’âge et la catégorie sociale, quel que soit le pays.
Fruit d’enquêtes par entretiens biographiques approfondis et d’une méthode inédite de comparaison internationale, ce livre renouvelle les connaissances sur le chômage d’une façon aussi originale que passionnante.

Didier Demazière est sociologue, directeur de recherche au CNRS au CSO. Ses travaux portent sur le chômage, les transformations des marchés du travail et les mutations des groupes professionnels. Voir toutes ses publications.

Riva Kastoryano ed. « Turkey between Nationalism and Globalization »

Turkey between Nationalism and Globalization
Edited by Riva Kastoryano
Routledge January 2013

Turkish society has been going through institutional and ideological change that has affected its social, cultural and political practices. This book examines these contemporary tensions, which have led to a re-appraisal of Turkey as a nation and Turkish nationalism as it tries to situate itself as a regional and global power.

Analysing the internal and external dynamics of Turkey and the role played by nationalism, this book considers how the understanding of the nation and nationalism has changed since the creation of the Republic of Turkey, and how it has now become central to its desire to become a global power. Despite on-going negotiations about entry into the EU, an ambition for Turkey to be a regional power feeds nationalist feeling that contradicts institutional, discursive and cultural changes. Presenting interdisciplinary perspectives from experts in history, sociology, political sciences and economics, the contributors offer new perspectives on contemporary Turkey and its future.

Turkey between Nationalism and Globalization will be of interest to students and scholars of Turkish studies; globalization studies, nationalism studies, Middle Eastern and Mediterranean studies, international relations, political science and sociology.

Riva Kastoryano is a research director at the CNRS (National Centre for Scientific Research), and Professor at Sciences Po in Paris, France

Hugues Lagrange publie « En terre étrangère.Vies d’immigrés du Sahel en Île-de-France »

En terre étrangère : Vies d’immigrés du Sahel en Île-de-France
par Hugues Lagrange
Seuil, février 2013

En dépit de la cécité républicaine à l’égard des réalités culturelles, la « diversité » est devenue un trait saillant du visage de la France. Faute de reconnaître ses expressions, on s’interdit de comprendre les obstacles que les immigrés doivent surmonter pour s’y faire une place.
Parcourant les cités HLM de l’ouest de Paris, Hugues Lagrange est allé à la rencontre de femmes et d’hommes venus du Sahel qui se sont installés en Île-de-France, pour la plupart dans les années 1970 et 1980. Au cœur de ces morceaux d’Afrique nichés dans les boucles de la Seine et de plus en plus ségrégés, il a retracé leurs parcours jusqu’à aujourd’hui, interrogé leurs difficultés, questionné leurs attentes.
Ces récits d’une richesse exceptionnelle, souvent dérangeants, révèlent les douleurs vécues de la transplantation en terre étrangère et la brutalité de la confrontation entre les mœurs du Nord et du Sud, ainsi que leurs séquelles : les impasses professionnelles et personnelles, l’isolement des femmes et le repli des hommes, les violences au sein des couples et l’éclatement des familles, les heurts dans l’éducation des enfants et les cassures générationnelles.
Bien que concernant des cas séparés, ces histoires forment par leurs similitudes la trame d’une expérience collective dont cette enquête livre sans fard l’analyse.

INTERVIEWDans quel contexte s’inscrivent vos recherches sur ces populations migrantes du Sahel qui ont commencé à s’implanter dans la vallée de la Seine dans les années 1970 lors du boom de l’industrie automobile ?
J’ai découvert le bassin aval de la vallée de la Seine et ses populations immigrées en 1998 au cours d’enquêtes portant sur les questions de déscolarisation et de délinquance juvénile, qui m’avaient été commandées par l’Education Nationale et d’autres établissements publics. Fervent partisan de la démarche d’anthropologie statistique chère au sociologue et politologue Frédéric Bon, j’avais alors essayé de collecter toutes sortes de données quantitatives dont l’analyse m’était très vite apparue comme limitée car elle ne livrait qu’une partie des motifs sous-jacents aux différences de comportements. Ainsi, s’agissant des jeunes issus des migrations d’Afrique noire, au-delà de leur couleur de peau, j’ai voulu chercher à comprendre ce qu’ils avaient hérité de leurs parents et que reflètent mal le statut actuel ou le bagage scolaire, à savoir les trajectoires, l’écho de pays lointains, un habitus différent.
Mon approche dérive d’une double insatisfaction à l’égard de la catégorisation trop grossière de l’INSEE pour qui n’existe qu’une seule Afrique sub-saharienne, et à l’égard des catégorisations des ethnologues et anthropologues africanistes, trop marquées par les généalogies. Lire la suite

Hugues Lagrange est directeur de recherche CNRS à l’Observatoire sociologique du changement.  Il est notamment l’auteur du Déni des cultures (Seuil, 2010), dont la publication a provoqué des débats très vifs.

Christian Lequesne & al. publish « The Member States of the European Union »

The Member States of the European Union
Second Edition
Edited by Simon Bulmer and Christian Lequesne
Oxford University Press, 2013

  • The Member States of the European Union is unique in combining a study of individual member states with an examination of the broader process of Europeanization.
  • It is contributed to by a team of international experts, each writing on their specialist subject areas.
  • The content of the book has been developed to match course structures which, together with the learning features within chapters, makes this an accessible text for undergraduate and graduate students.

New to this edition

  • The Member States of the European Union has been thoroughly updated to include the latest round of EU enlargement and to reflect the increasing significance of Europeanization.
  • It includes chapters on eight member states from different geographical regions and stages of enlargement, five of which – Spain, Poland, Estonia, Sweden, and Romania – are new for this edition.
  • The coverage of Europeanization has been expanded in the second half of the book with three new thematic chapters: ‘Contrasting States of Europeanization’, ‘The Europeanization of interest groups and social movements’ and ‘Europeanization and Sub-national Authories’.

More information about the content

Femmes-hommes : penser l’égalité

Femmes-hommes : penser l’égalité
Sandrine Dauphin et Réjane Sénac (dir.)
La documentation française, Janvier 2013

En France, l’égalité hommes-femmes devant la loi est un principe constitutionnel depuis 1946.
Qu’en est-il dans les faits ?

En ce début de XXIe siècle, la France est un pays de contrastes, voire de contradictions, en la matière. C’est ainsi que 2012 est à la fois l’année de la constitution du premier gouvernement paritaire et des débats sur l’abrogation par le Conseil constitutionnel de l’article du Code pénal définissant le harcèlement sexuel.
Cet ouvrage a bénéficié de l’apport des dernières recherches en sciences sociales avec des études croisées sur le droit communautaire et le droit national. Il bénéficie ainsi d’éclairages inédits sur ces domaines. Il interroge les tensions entre dynamique égalitaire et recomposition des inégalités dans une approche pluridisciplinaire (juridique, politique, sociologique, économique, démographique et neurobiologique).
Une première partie est consacrée à l’analyse des « instruments » d’égalité, qu’ils soient législatifs ou institutionnels. La deuxième aborde le fonctionnement des inégalités entre les sexes, articulées entre sphère publique et privée, via l’analyse du rapport à l’autonomie par l’emploi et le partage du pouvoir. Enfin, la troisième partie est explicitement centrée sur la manière dont les inégalités se recomposent en lien avec leur justification par une prétendue complémentarité naturelle.

Avec la participation de Marie Duru-Bellat, Elisabeth Elgàn, Maxime Forest, Maryse Jaspard,  Annie Junter, Françoise Milewski, Janine Mossuz-Lavau, Hélène Périvier, Florence Rochefort, Sylvie Schweitzer, Rachel Silvera, Mariette Sineau et Catherine Vidal.

Réjane Sénac est politiste, chargée de recherche CNRS au  CEVIPOF, membre du comité de pilotage du Programme de recherche et d’enseignement des savoirs sur le genre (PRESAGE)
Sandrine Dauphin est chercheure associée au Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris, responsable du pôle valorisation de la recherche à la Caisse nationale des allocations familiales

Des toxiques invisibles – Sociologie d’une affaire sanitaire oubliée

Des toxiques invisibles – Sociologie d’une affaire sanitaire oubliée
Jean-Noël Jouzel, éditions EHESS
Pourquoi connaissons-nous si mal les effets de l’environnement sur la santé ? À partir du cas d’une famille de solvants toxique Jean-Noël Jouzel met en lumière les dynamiques de construction sociale de l’ignorance, aux États-Unis et en France.

Consommateurs ou travailleurs, nous sommes quotidiennement exposés à de nombreuses molécules de synthèse, aux effets parfois dangereux. Pourtant, l’émergence de pathologies afférentes à ces substances, fausses couches ou cancers par exemple, reste controversée.
À partir du cas, aux États-Unis et en France, d’une famille de solvants toxiques, les éthers de glycol, Jean-Noël Jouzel décrit la mobilisation des avocats, syndicats, associations de consommateurs et autres collectifs engagés dans la reconnaissance de la nocivité de ces substances. En comparant les carrières contrastées de cette cause de part et d’autre de l’Atlantique, il met en évidence les contraintes politiques, économiques et légales qui pèsent sur les formes d’enquêtes étiologiques que déploient ces acteurs. Ainsi, ces mouvements sociaux contribuent à la fois à rendre visibles mais aussi à laisser dans l’ombre les effets pathogènes du monde qui nous entoure.
Par une approche comparée des enjeux en matière de santé environnementale, ce travail ethnographique construit une sociologie des problèmes publics  » à bas bruit  » et met en lumière les dynamiques de construction sociale de l’ignorance.

Voir le sommaire sur le site de l’éditeur

Jean-Noël Jouzel est chargé de recherche CNRS au CSO. Il travaille sur les problèmes publics liés aux enjeux de santé environnementale. Ses travaux portent plus particulièrement sur les conflits sociaux relatifs à la reconnaissance des maladies professionnelles induites par les substances toxiques.