La politique étrangère de Jacques Chirac

La politique étrangère de Jacques Chirac
Sous la direction de Christian Lequesne et Maurice Vaïsse
Riveneuve Editions, janvier 2013

Que reste-t-il des douze années de présidence de Jacques  Chirac (1995-2007) dans le monde ? Une politique étrangère  active et pragmatique, que le président a toujours considérée comme au coeur de ses responsabilités : la suspension de  la conscription, l’arrêt des essais nucléaires dans le Pacifique,  l’opposition résolue à la guerre des Etats-Unis en Irak, le soutien au projet de Constitution européenne malgré le rejet de  la population française. Les contributions de ce livre – écrites par les meilleurs spécialistes – s’appuient sur les archives, les mémoires et les témoignages des acteurs. Elles illustrent la densité d’une période  marquée par l’attentat du 11 septembre, les guerres d’ex-Yougoslavie et d’Irak, la cohabitation en France.
Pendant le premier mandat de Jacques Chirac, la France semble reculer en Europe face à l’élargissement et au poids grandissant de l’Allemagne et elle est paralysée par la pesanteur de  vieilles pratiques diplomatiques avec l’Afrique. Placé davantage sous le signe de la politique étrangère, le deuxième mandat est celui de l’opposition de Jacques Chirac à l’intervention  en Irak, une décision qui divise l’Europe mais rehausse aussi
le prestige de la France dans le monde non occidental.

Christian Lequesne est directeur du Centre d’études et de recherches internationales (CERI) et professeur de politique européenne à Sciences Po. Voir ses publications.
Maurice Vaïsse est professeur émérite des universités à Sciences Po, spécialiste de l’histoire des relations internationales.

Les Droites en fusion.Transformations de l’UMP

Les Droites en fusion .Transformations de l’UMP
Florence Haegel
Presses de Sciences Po, novembre 2012

Lorsque l’UMP est créée en 2002, après le choc du 21 avril, beaucoup doutent de sa longévité. Cette refondation en forme de fusion va pourtant transformer la droite française en l’espace de dix ans. L’organisation du nouveau parti, très indexée aux cycles électoraux, s’appuie sur une forte professionnalisation et sur la mobilisation des outils marketing.

Ces transformations calquées sur le modèle de l’entreprise n’ont pas conduit à l’effacement des cultures et des idéologies partisanes. Bien au contraire, le peuple de droite existe toujours et l’UMP en constitue un creuset où prime un ordre social traditionnel fondé sur une hiérarchie des genres et des générations et où s’exprime aussi une fibre populaire.

Avec le sarkozysme, la droite partisane française a opéré une radicalisation idéologique qui s’explique autant par les stratégies nationales déployées à l’égard du FN que par l’existence de certaines cultures politiques locales proches de l’univers de l’extrême droite

Florence Haegel est directrice de recherche-FNSP au Centre d’études européennes. Ses recherches actuelles s’inscrivent dans les domaines d’étude des partis politiques et des processus de politisation. Voir toutes ses publications.

Pierre-André Taguieff publie « Le nouveau national-populisme »

Le nouveau national-populisme
Pierre-André Taguieff
CNRS Editions, janvier 2012

Tenus à l’écart du pouvoir politique par une stratégie défensive recourant à la diabolisation, les nouveaux populismes identitaires ou protestataires sont voués à corrompre les démocraties représentatives de l’intérieur. Ils représentent pour elles un défi qu’elles doivent relever avec lucidité et courage.

Parmi les échos dans la presse :

Dans Le Monde des livres, 9 février 2012.
« Expert de ce qu’il a défini comme un « style politique », qu’il observe et analyse depuis plus de trente ans, l’auteur présente, dans ce texte court et incisif, une caractérisation des nouveaux partis populistes européens. Il propose d’« apprivoiser » le néopopulisme en acceptant de discuter avec lui, plutôt que de s’épuiser à le diaboliser sans parvenir à le réduire »

Philosophe, politologue et historien des idées, Pierre-André Taguieff est directeur de recherche au CNRS, rattaché au Centre de recherche politique de Sciences Po (CEVIPOF). Ses domaines de recherche vont du racisme et de l’antisémitisme au nationalisme, au populisme et à l’eugénisme. Il a aussi publié des études sur l’idée républicaine et le devenir de la démocratie, les problèmes posés par le multiculturalisme et le communautarisme, la question du pluralisme, les interprétations de l’histoire, l’idée de progrès, la bioéthique et le mythe du complot mondial. Voir ses publications.

Yann Algan & al. publient « La fabrique de la défiance…et comment s’en sortir »

La fabrique de la défiance …et comment s’en sortir
Yann Algan, Pierre Cahuc, André Zylberberg
Albin Michel, février 2012

Hiérarchie, inégalités et défiance : telle est la véritable devise de la société française ! Hiérarchisée à l’excès, élitiste, conflictuelle, cette organisation de notre société mine les relations sociales mais aussi la confiance en l’avenir et la croissance. Diffusée à l’ensemble du corps social (entreprises, salariés, partenaires sociaux, Etat…), cette logique empêche pour l’instant la France de sortir de l’engrenage du déclin annoncé. Depuis 10 ans, ses effets pervers sont accentués par le manque de transparence du gouvernement, de capacité intégratrice du système scolaire et la mauvaise qualité des relations sociales. Autant d’entraves à l’économie française. Pourtant, le déclin n’est pas une fatalité : les nombreuses réformes menées à l’étranger offrent des pistes  pour sortir de l’ ornière. Voir le site web consacré à l’ouvrage.

Cet ouvrage s’appuie en grande partie sur les résultats du projet de recherche TRUST, financé par un ERC Starting Grant attribué par the European Research Council à Yann Algan.

Parmi les échos dans la presse :

Le livre du jour, Le Monde, 8 février 2012 -  Cinq ans après la sortie de leur premier livre commun, La Société de défiance (Ed. Rue d’Ulm, 2007), salué par la critique, Yann Algan et Pierre Cahuc revisitent, avec leur confrère André Zylberberg, le pessimisme français. A partir des résultats d’une série d’enquêtes internationales comme le World Values Survey ou européennes comme l’European Social Survey, et des travaux de recherche en sciences humaines les plus récents sur le capital social, les auteurs insistent sur l’ampleur du mal-être des Français, qui « grandit »….Lire la suite

Sur France Culture, dans Rue des écoles, 8 février 2012. Ecouter.

Yann Algan est professeur d’économie à Sciences Po.

Pascal Perrineau publie « Le choix de Marianne pourquoi, pour qui votons-nous ? »

Le Choix de Marianne : pourquoi, pour qui votons-nous ?
Pascal Perrineau
Fayard, Février 2012

Les Français vont bientôt se rendre aux urnes pour élire le président de la République. Leur choix sera l’expression de plusieurs fractures (ou « clivages ») qui traversent la société française. Certaines sont anciennes et ne mettent plus toujours aujourd’hui en scène un affrontement politique lisible et fort : l’affrontement biséculaire de la droite et de la gauche, le conflit des classes sociales ou encore la partition politique des territoires. D’autres sont plus neuves mais ne parviennent pas encore à faire naître des oppositions politiques claires : les conceptions antagonistes de l’Europe et de son avenir, les lectures divergentes de la crise économique et de la mondialisation, le choc des valeurs ou des cultures.

Cliquez sur l’image pour voir la vidéo
Pascal Perrineau est professeur des Universités à Sciences Po. Il dirige le CEVIPOF devenu, en janvier 2004, le Centre de recherches politiques de Sciences Po. Ses recherches portent principalement sur la sociologie électorale, l’analyse de l’extrême droite en France et en Europe ainsi que sur l’interprétation des nouveaux clivages à l’œuvre dans les sociétés européennes.  Voir toutes ses publications.

Dominique Reynié présente son ouvrage « Populismes, la pente fatale » pour lequel il a reçu 2 prix

Dominique Reynié, professeur des Universités à Sciences Po et chercheur au CEVIPOF, a reçu le prix de livre politique et le prix des députés pour son ouvrage « Populismes, la pente fatale » (Plon), décernés au Palais Bourbon à l’occasion de la  21e édition de la journée du livre politique organisée par Luce Perrot, présidente de Lire la politique.

Lire une interview de Dominique Reynié qui répond aux questions suivantes : A quoi ressemble le populisme européen actuel et quels sont les facteurs qui favorisent sa forte poussée ? Le populisme européen est-il une fatalité ? Marine Le Pen au second tour des prochaines élections présidentielles, vous y croyez ?

Le contexte politique à six mois de l’élection présidentielle – The political context Six months out from the election

Le contexte politique à six mois de l’élection présidentielle
The political context Six months out from the election TriElec 2012

Résultats du sondage  TNS SOFRES  pour TriElec 2012 : Le contexte politique à six mois de l’élection présidentielle
Results of the TNS SOFRES poll for TriElec 2012: the political context six months out from the presidential election. 

Réalisé les 20 et 21 octobre dernier auprès d’un échantillon de 1009 personnes interrogées par téléphone, ce sondage met en évidence un intérêt renouvelé des Français pour la politique et la campagne électorale. Dans un contexte économique difficile, qui se traduit par de fortes attentes vis-à-vis de l’Etat, François Hollande arrive en tête des intentions de vote. Il devance de loin Nicolas Sarkozy qui rassemble la majorité des sympathisants UMP. Selon l’enquête, François Hollande incarne le mieux le changement devant Marine Le Pen.
Conducted on the 20 and 21 October with a random sample of 1009 people surveyed by telephone, this poll highlights the renewed interest of French people in politics and the election campaign. In a difficult economic context, characterised by strong expectations of the state, François Hollande leads in voting intentions. He far outstrips Nicolas Sarkozy, who leads among UMP supporters. According to the poll, François Hollande beats Marine Le Pen as preferred agent of change.

Sur le site de TriElec http://www.trielec2012.fr/ vous trouverez les résultats de cette enquête et les analyses.
You can find the results of this survey and related analysis at the TriElec websitehttp://www.trielec2012.fr/.

Le panel électoral français

Le panel électoral français : 6.000 électeurs interrogés par le CEVIPOF et ses partenaires en dix vagues d’interrogations de novembre 2011 à mai 2012

Le Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF), Le Monde, la Fondapol et la Fondation Jean Jaurès se sont associés à IPSOS/Logica Business Consulting, pour interroger un panel de 6 000 personnes inscrites sur les listes électorales et représentatives de la population française de plus de 18 ans.
Dix vagues d’interrogations sont programmées entre novembre 2011 et mai 2012, elles sont complétées d’entretiens individuels semi-directifs afin de comprendre en temps réel le cheminement des décisions électorales en soulignant certains de ses aspects : abstention, volatilité, mobilisation des électorats, influence des images et des médias, etc.

Accéder au panel

La solitude de l’isoloir : les vrais enjeux de 2012

La solitude de l’isoloir : les vrais enjeux de 2012, Pascal Perrineau et Luc Rouban (dir.)
Autrement, Frontières, Novembre 2011

L’ouvrage analyse les grands enjeux sociopolitiques de l’élection présidentielle de 2012 en les plaçant dans leur contexte national et international. Il analyse les transformations récentes de l’électorat (l’abstention, le vote en faveur du Front national, le poids des valeurs dans le choix électoral, la montée en puissance de la revendication écologiste) comme les nouvelles controverses politiques ou les facteurs de changement de la société française auxquels seront confrontés les candidats comme les programmes : le devenir de la laïcité, la réforme de l’État, le vieillissement de la population, la politique de l’emploi, la question de la sécurité, le poids de la protection sociale, les déficits budgétaires et la crise financière. L’ouvrage permet de situer chaque enjeu dans le contexte politique en mesurent la possibilité de solutions alternatives et de changement politique réel après 2012. En savoir plus.

Pascal Perrineau est professeur des Universités à Sciences Po. Il dirige le CEVIPOF. Il est spécialiste de la sociologie électorale, de l’extrême droite en France et en Europe ainsi que des nouveaux clivages à l’œuvre dans les sociétés européennes.Voir ses publications.

Luc Roubanest directeur de recherches CNRS au CEVIPOF. Ses recherches portent principalement sur les transformations du secteur public en Europe et plus particulièrement sur les mutations de la fonction publique et la réforme de l’État. Voir ses publications.

The political economy of voting: wealth, taxation, and redistribution, a new research project

The political economy of voting: wealth, taxation, and redistributionThe political economy of voting: wealth, taxation, and redistribution, a new research project from Sciences Po gets funding from Paris’ research program “Emergence(s)”.

Since the famous word of Bill Clinton « It’s the economy, stupid » in 1992, the impact of the economy on elections is a well-established fact. Political science and economics have proposed a theory of economic voting. This project aims at filing in some gaps of this literature. For instance, this project involves taking into account not only voters’ revenues but also voters’ wealth to understand individual vote choice. It considers issues linked to public policies in the field of the economy and taxation (is public debt a salient issue for voters? what are the preferences of voters about the balance among taxation of firms, individual revenues, wealth, or consumption?) and their importance for electoral outcomes.
To answer these questions, this project proposes an innovative methodological set-up, based on the conjunction of comparative cross-sectional opinion surveys and laboratory experiments.
This project thus develops a better understanding of electoral behavior and will contribute to public debates about the role of poverty and social exclusion in electoral outcomes as well as about the meaning of the mandate for the next French president in terms of expected levels of redistribution and inequalities.
The research program “Emergence(s)” of the City of Paris aims at supporting scientific excellence and innovation by funding young interdisciplinary teams. Sciences Po’s team, led by Nicolas Sauger, is one of the four teams selected for the human and social sciences. The grant amounts to € 270.000 over three years.